« Examine seulement ce que j’ai trouvé : Dieu a fait les hommes droits,
mais eux, ils ont cherché beaucoup de détours. »
Ecclésiaste 7 : 29

Beaucoup de détours et de temps perdu… A l’instar de bien des gamins de ma génération, tout était réuni pour que faire de moi un marcheur triste, errant à la recherche de lui-même sur le crépuscule de l’Histoire. Musique en tête, illusions en poche, j’étais invité à m’approcher des dieux artistico-marketing de mon temps, de leurs clergés, de leurs adorateurs et de tout un petit monde de médiocrités ambivalentes.

Beaucoup de détours et de temps perdu à chercher ‘ma place sur le marché’. Pire encore : à imaginer que le ‘marché’ était à même de définir ‘ma valeur’ !… En fait, toute arrogance consumée, je n’ai pas su « jouer à l’artiste ». Faire « comme si ». Comme si l’Art, à l’image de l’Homme, ne célébrait pas sa propre vanité. Comme si Dieu était mort, comme si j’allais, d’une manière ou d’une autre parvenir à le remplacer au moyen de mes petites ambitions créatrices.

Non, je ne suis pas parvenu à faire comme si ce qui s’est joué à la Croix de Golgotha était une anecdote, un fait négligeable, voire méprisable sur le fil de ma conscience et de ma plume disponible. Comme si je n’avais pas entendu l’appel de Jésus sur mon chemin pavé de détours et de temps perdu. Voilà : Bible en mains, j’ai admis au fil des années que la musique ne serait le fondement ni de mon être, ni de mon passage sur Terre. Au mieux, Dieu voulant, elle serait une interface spirituelle personnelle entre Christ et moi.

Je sais pour le vivre que le métier musical, pour ce que j’en maîtrise, est fondamentalement un authentique don de Dieu. Un don qui lui revient de droit. Au-delà des apparences et des pièges de l’ego, je remercie le Seigneur Jésus – à qui je dois tout – de m’apprendre conjointement l’amour de la musique bien faite et celui de l’intégrité véritable. J’espère vivre cela jusqu’au bout »

S. D., septembre 2017

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