Légende Bretonne, opéra (op.24)
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Argument, livret et musique : Stéphane Dietrich
Direction artistique / direction de choeurs et d’orchestre : Olivier Jacquemin
Mise en scène : Marylène Chérigny
Choeur d’enfants « Les Voix de l’Hautil »
Représentations les 17 et 18 juin au centre culturel de Jouy-le Moutier
Une histoire bleue-océan avant d’aller au lit
« Une histoire ? Oui, mais il fallait éviter à tout prix l’ouvrage “à message”, éviter la propagande civique, sécuritaire ou environnementale servie par une brochette de personnages manichéens. Éviter tous les poncifs des religions post-humanistes à la mode… En fait, il fallait un conte à l’ancienne, une fable « d’avant d’aller au lit ». Pour rêver encore un peu .»
Stéphane Dietrich
Écrire un opéra pour enfants
Légende Bretonne est un petit opéra pour chœur d’enfants, solistes et petit ensemble instrumental.
C’est d’abord une collaboration étroite et amicale entre Stéphane Dietrich et son collègue Olivier Jacquemin, chef d’orchestre, chef de chœur et professeur de musique en collège. A mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, la pièce sent bon l’aventure, les grands espaces, l’Asie et le grand large océanique. Le choix de l’exotisme est assumé sans tomber dans le kitch, la célébration populaire ne néglige rien des exigences du métier de l’écriture.
Penser un opéra à destination de petits hommes et de petites femmes âgés de 10 à 15 ans est redoutablement difficile. Le défi est autant musical que textuel, poétique ou narratif. Ne prendre les enfants ni pour des mièvres, ni pour de complets adultes capables de naviguer dans les ambiguïtés infinies et ténébreuses du cœur humain. Dans ce jeu de funambule, Légende Bretonne cherche le bon équilibre et tente d’éviter l’écueil de la démagogie.
La partition
La partition est conçue en 4 actes d’une densité et d’une énergie saillante, enlevée par un élan dramatique fort et une grande diversité musicale. Clin d’œil en direction de l’Enfant et les Sortilèges, elle cherche d’abord les contrastes dynamiques et rhétoriques. Chœurs, solistes, plages théâtrales alternent et s’enchevêtrent en combinaisons à géométrie variable. L’orchestre, quant à lui, se résume en un octuor omniprésent et polymorphe (cordes, flûte, harpe, percussions et piano.) auquel s’ajoute une partie d’Electronics. De nombreuses références fusionnent : rengaines celtiques, éléments baroques, traits néo-classiques plus acides, jingle “cartoon”, envolées lyriques typées “movies soundtrack” et clins d’œil ethniques…
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