Les Etangs (op.25) – L’été

Depuis peu, Paul est en convalescence dans la maison Les Etangs, appartenant à des amis. Il commence à y vivre des expériences étranges et les phénomènes s’amplifient au point qu’à l’issue d’une nuit agitée, il ne peut dissimuler davantage son malaise. Les points de vue s’immiscent et s’entrecroisent, tandis que l’amitié s’use un peu plus chaque jour et que tout décrédibilise Paul, officiellement suivi à cause de troubles schizophrènes. Cependant, la rumeur concernant Les Etangs réapparaît : on prétend que les lieux seraient maudits, hantés par la mémoire d’un crime affreux commis quelques décennies plus tôt…



Les Etangs se présente comme un « coup de froid », une fenêtre ouverte sur les contradictions fondamentales d’une nature humaine sans Dieu, livrée à elle-même et aux angoisses qui l’assaillent. Entre Wozzeck, Blair Witch Project, Shining et Paranormal Activity, la peur engendre les fantômes les plus irrationnels. Et on fantasmera encore sur la nature exacte du phénomène des Etangs… Esprits frappeurs ? Hallucinations ? Mythomanie pathologique ? Si la trame de l’ouvrage ne se résume pas à une simple histoire de démons, elle s’efforce de mettre en perspective les rapports visible-invisible dans leurs ambigüités. Or, les apparences sont trompeuses et il est dès lors possible que Paul ne soit pas le schizophrène que tous veulent voir en lui. Car Les Etangs dévoile un monde parfaitement schyzophrène, un monde malade de son propre délire, en perpétuelle tension entre ce qu’il cherche vainement à désacraliser et ce qu’il cherche vainement à réenchanter. A l’heure de l’argent roi, des apprentis sorciers et du décervelage organisé, une chose est sûre : dans le village global sans mémoire, les fantômes n’ont pas fini d’être hantés par les (sur)vivants. »

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