Projets à caractère pédagogique

Les enfants/ados sont tout sauf un sous-public. Projets “à caractère pédagogique” ? Peut-être… reste que derrière le mot “pédagogique” résonne le meilleur et le pire. La question essentielle reste la suivante : la démarche artistique saura-t–elle  capter la subtile conjugaison de l’exigence et du PLAISIR, de l’individuel et du collectif, du jeu et du travail ?  De fait, un professeur de musique, est avant tout un grand bricoleur : arrangements et harmonisations sur mesure, accompagnement au clavier, direction et autres productions expresses. Au lycée, les idées musicales naissent et prennent forme de manière parfois inattendue.


Gloria Tonight ! op. 13 n°1

Pour deux ou trois voix égales et Big Band Jazz. Durée : env 35mn.
Gloria Tonight ! reprend le texte liturgique du Gloria en huit numéros et explore le swing, le gospel en passant par le blues. Un ouvrage punchy et un brin kitch au fil des pages, mais qu’importe puisque le jazz est là. Même si l’œuvre a pu effrayer quelques acteurs pédagogiques pour sa consonance religieuse, une création a fini par avoir lieu à Nancy en avril 2008, à l’initiative de trois enseignants : Hélène Wagner, Christophe Przybylsky et Mickaël Cuvillon. Ce concert fut aussi l’occasion de rencontrer la très talentueuse et sympathique Valérie Graschaire, une chanteuse jazz à découvrir.


Paris-Broadway, op. 13 n°2

Pour deux voix égales et petit ensemble Jazz. Durée : env 50mn.
Il s’agit d’une petite comédie musicale en 13 titres explorant chanson française et swing soft. Les textes sont en français. Le projet reste très souple à manipuler, en ajoutant des saynètes de théâtre par exemple. Paris-Broadway est une commande du collège Louis Armand de Golbey, sous l’impulsion du professeur de musique : Stéphanie Very. La création s’est déroulée à Vittel et Golbey en juin 2008.


Légende Bretonne, op. 24

Un petit opéra pour chœur d’enfants, solistes et petit ensemble instrumental. Comme un conte bleu-océan. Il fallait éviter à tout prix l’ouvrage “à message”, éviter la propagande civique, sécuritaire ou environnementale servie par une brochette de personnages manichéens. Éviter tous les poncifs des religions post-humanistes à la mode… En fait, il fallait un conte à l’ancienne, une fable « d’avant d’aller au lit ». Et pour rêver encore un peu».




C’est d’abord une collaboration étroite et amicale entre Stéphane Dietrich et son collègue Olivier Jacquemin, chef d’orchestre, chef de chœur et professeur de musique en collège. A mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, la pièce sent bon l’aventure, les grands espaces, l’Asie et le grand large océanique. Le choix de l’exotisme est assumé sans tomber dans le kitch, la célébration populaire ne néglige rien des exigences du métier de l’écriture.

Penser un opéra à destination de petits hommes et de petites femmes âgés de 10 à 15 ans est redoutablement difficile. Le défi est autant musical que textuel, poétique ou narratif. Ne prendre les enfants ni pour des mièvres, ni pour de complets adultes capables de naviguer dans les ambiguïtés infinies et ténébreuses du cœur humain. Dans ce jeu de funambule, Légende Bretonne cherche le bon équilibre et tente d’éviter l’écueil de la démagogie.

La partition est conçue en 4 actes d’une densité et d’une énergie saillante, enlevée par un élan dramatique fort et une grande diversité musicale. Clin d’œil en direction de l’Enfant et les Sortilèges, elle cherche d’abord les contrastes dynamiques et rhétoriques. Chœurs, solistes, plages théâtrales alternent et s’enchevêtrent en combinaisons à géométrie variable. L’orchestre, quant à lui, se résume en un octuor omniprésent et polymorphe (cordes, flûte, harpe, percussions et piano.) auquel s’ajoute une partie d’Electronics. De nombreuses références fusionnent : rengaines celtiques, éléments baroques, traits néo-classiques plus acides, jingle “cartoon”, envolées lyriques typées “movies soundtrack” et clins d’œil ethniques… La magnifique création de juin 2011 restera un rendez-vous très fort pour tous ceux qui furent de l’aventure.


Légende Bretonne – PDF full score

Légende Bretonne, dossier de presse (synopsis & fiche technique)


13 bavardages, op. 26

Un théâtre musical pour les 6-10 ans à partir de 13 gribouillages sur un vieux cahier de vacances d’avant la rentrée 13 miniatures mi-figue mi-raisin à prendre ou à laisser 13 bidules à couper à bricoler à mordre à tordre et à distordre à loisir 13 clichés d’humeurs brèves et changeantes entre Erik Satie, Nino Rota et John Cage, 13 numéros retro-ludo-poétiques ou plutôt 13 petits cirques anecdotiques en forme de clowneries tendres, drôles, vaches ou « bling-bling »…

Bref, 13 invitations musicales en liberté pour 7 clarinettes, une contrebasse et percussions variées. Une commande originale de l’Ensemble 5à7 de Mennecy (direction Eric Mercier) connecté à la compagnie Strapathella (metteur en scène et comédienne : Laetitia Lebacq).


Deux extraits de13 Bavardages !
Stupidités Foraines / Clowns, têtes à claques

13 Bavardages, op.26 n°1 – PDF full score

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