Zandvoort fall (op.28) – L’Automne

Une enfant de neuf ans disparait alors qu’elle rentre chez elle. Quelques mois plus tard, une haute personnalité politique est retrouvée assassinée aux Pays Bas. Étrangement, tout accuse un père de famille jusque là sans histoire. Tandis que les enquêtes se croisent et s’enlisent, cinq regards, cinq consciences, évoquent tour à tour les événements. Entre passé et présent, les contours d’un scénario sordide se dévoilent progressivement. Et chacun d’interroger sa mémoire, son expérience et sa foi.

Un prologue et cinq tableaux, cinq rôles et un grand orchestre à cordes pour un cheminement narratif d’un peu moins d’une heure. Zandvoort Fall arpente une ligne de crête aride, malmenée entre l’opacité et la perversion, dans une zone de pénombre où les réalités du pédosatanisme interrogent fatalement les fondements du pouvoir. Il en ressort que, figée sur sa violence à peine contenue, l’Humanité demeure définitivement incapable d’échapper à sa barbarie, à sa finitude et à ses illusions post-historiques.



Même si les naïvetés humaines sont sans limites sur le sujet, il se trouve que nul ne peut se soustraire au jugement implacable de la Vérité sur sa conscience, qu’on soit acteur médiatique, institutionnel, politique ou religieux. Même aux lucifériens les plus endurcis, la Vérité imposera tôt ou tard son autorité supérieure à tout autre, telle une lumière accablante. La conscience devra alors gérer la question spirituelle la plus éminemment humaine qui soit : choisir de se dégager oui ou non du joug des consumations intérieures et du chemin de la perdition pure.

En dépit de la gravité du sujet abordé, l’opéra Zandvoort Fall finit par se révéler pour ce qu’il est vraiment : un hymne prophétique à la rédemption, à la vie et à la liberté trouvée au moyen de la Vérité. La Vérité, seule capable de rendre à l’Homme son humanité et sa dignité perdue.


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