VOIX ET ORCHESTRE

Ni un choeur d’opéra, ni un fragment d’oratorio, ni un poème symphonique avec voix.. Juste un fragment musical exalté surgi dans la solitude de l’été 2001. Témoignage d’un jeune homme un peu perdu qui tentait ses premiers pas dans l’orchestre sans savoir où les vents allaient l’emporter… Avec le recul, ces huit petites minutes ont contribué à sceller mon horizon d’écriture.

20 ans plus tard, Chants du Sanctuaire apparait comme une fresque, une sorte de Carmina Burana biblique… La vision d’une large séquence de cinéma… Comme si la Jerusalem Céleste ouvrait ses portes. On pénétrerait alors les lumineux parvis de la cité, là où de grandes vagues de ferveurs et de réjouissances cohabitent (n°1 à 4). Par-delà, on cheminerait dans une expérience spirituelle à l’intensité claire-obscure, plus abrasive et plus introspective (n° 5 à 7). Puis reparaitrait la Lumière et l’invitation à gravir les marches jusqu’au seuil ultime du Sanctuaire éternel (n°8-10). On entrerait alors dans le Lieu Saint, lieu de grande quiétude où le temps devient de plus en plus dilaté et suspendu sur lui-même (n°11 à 13). Progressivement le Saint des Saints se dévoilerait dans son extraordinaire nature d’équilibre, de paix et d’Amour. Là, l’espace et le temps s’effaceraient dans l’Eternité sublime (n°14)… Durant toute l’année 2022, j’ai intensément vécu la composition de Chants du Sanctuaire, alimenté par la vive certitude que chaque jour qui passe me rapproche un peu plus de Jésus.

L’Archipel du Goulag est arrivé dans mes mains par hasard, à une époque où plus grand monde ne semble lire Alexandre Soljénitsyne. Ce n’était pas un livre parmi d’autre. C’était le grand récit des réalités humaines fondamentales, une analyse éprouvée, une parole initiatique et prophétique saisissante… L’émotion était trop vive, trop brûlante, trop stimulante pour demeurer sans réaction.

Une pièce pour cordes et ténor solo, écrite en souvenir d’une visite à l’ossuaire de Douaumont et du site de la bataille de Verdun.