INSTANTS SYMPHONIQUES
L’art de l’orchestre fait se rencontrer en symbiose l’architecte et le coloriste, l’acousticien et le dramaturge. L’homme de la matière et l’homme spirituel. De fait, au contact de l’orchestre, j’aurai beaucoup appris. Beaucoup tenté, beaucoup jeté, beaucoup recommencé.
2002-2007, gestes inauguraux. La suite Les Etangs est tout ce qu’il reste d’un ambitieux projet d’opéra qui n’a jamais vu le jour. Sans doute trouve-t-on déjà tous les ferments qui ont marqués mon approche symphonique : la mise en espace des couleurs, les glissements harmoniques et les dynamiques au service de l’imaginaire.
2018, une petite rhapsodie narrative, librement inspirée par un épisode de la vie du patriarche Jacob, telle que décrite dans le livre de Genèse. La Nuit de Penuw’el fut une commande, fruit de la rencontre avec l’orchestre OPUS 13 et son chef Dominique Spagnolo qui en a assuré la création à Antony.
2020-2021, confinements, déconfinements, reconfinements. Le sentiment d’une sorte de point de non-retour, d’une bascule accélérée vers le monde inquiétant de la grande réinitialisation. Confronté aux événements, il y avait matière à s’interroger en profondeur et entrer en soi-même. Sur le fond, les deux livres pour orchestre de l’opus 28 resteront pour moi comme un nécéssaire point d’étape. Sur la forme, ils préfigurent à leur manière les trois livres des ‘Chemins Prophétiques’ .