LES CORPS CELESTES
A la faveur d’un ciel nocturne dégagé, je suis resté allongé un long moment les yeux plongés dans les constellations. Vertige ! Quel profond vertige, considérant toutes les réalités parfaitement insaisissables de l’Espace et du Temps déployées là ! De quoi me sentir infiniment fragile et, pour tout dire, vain et insignifiant. Dérisoire à l’échelle de l’Univers, bien sûr, mais aussi à l’échelle de ma minuscule et précaire condition terrestre.
Humilité primordiale au contact des Choses d’en Haut… A Dieu ne plaise, ce soir-là, je suis allé à la musique comme on s’abandonne aux pieds de “celui que les Cieux des Cieux ne peuvent pas contenir” (1 Rois 8 : 27). En ne sachant pas, au fond, si je maîtrisais quelque chose de l’ouvrage qui était en train de surgir où si, mystérieusement, c’est moi qui étais maîtrisé à travers lui, comme pour tout l’ouvrage de ses Mains.