POUR LES VENTS
Hasard des circonstances, je relisais Et Exspecto Resurrectionem Mortuorum (Et j’attends la résurrection des morts) d’Olivier Messiaen la semaine où le Parlement adoptait la loi sur “l’aide active à mourir”. Alertes rouge canicule… Atmosphère suffocante au chevet d’une société malade, perdue dans son rapport au sacré, à la Vie, à la mort. Quoiqu’en eût pensé le président Macron – qui, cet été-là, affirma qu’il n’était pas sage de “répondre à un drame par des cris” – je ressentis le besoin de crier. Le besoin de crier comme crie la Sagesse au désert. Le besoin de proclamer la Seigneurie de Christ dans la fournaise insensée d’un pays en proie à tous vents de folie.
Quelques années plus tôt, naissait cette petite aventure pour 7 instruments à vents, dans un geste raisonnablement néoclassique et d’humeur relativement légère.