INSTANTS SYMPHONIQUES
L’art de l’orchestre fait se rencontrer en symbiose l’architecte et le coloriste, l’acousticien et le dramaturge. Et j’ose ajouter : l’homme de foi. De fait, j’aurai beaucoup tenté, beaucoup jeté, beaucoup recommencé. L’orchestre invite à faire, défaire, refaire, parfaire…
Témoin des années 2002-2007, la suite Les Etangs apparait comme un geste inaugural. Sans doute y trouve-t-on déjà tous les ferments qui marqueront mon approche symphonique : la mise en espace des couleurs, les glissements harmoniques et les dynamiques au service de l’imaginaire du récit.
Petite rhapsodie narrative, librement inspirée par un épisode de la vie du patriarche Jacob, telle que décrite dans le livre de Genèse, La Nuit de Penuwel fut une commande, fruit de la rencontre avec l’orchestre OPUS 13 et son chef Dominique Spagnolo qui en a assuré la création à Antony.
2020-2021, confinements. Comme d’autres, j’ai traversé l’épisode COVID avec le sentiment d’une sorte de non-retour, une bascule accélérée vers le monde inquiétant de la grande réinitialisation. Confronté aux événements, il y avait matière à s’interroger en profondeur et entrer en soi-même. Sur le fond, les deux livres pour orchestre de l’opus 28 resteront comme un nécéssaire point d’étape intérieur… Sur la forme, ces ouvrages-là préfigurent les trois livres des ‘Chemins Prophétiques’ .